Convictions

Comme tout professionnel du digital je m’interroge tous les jours sur les facteurs clés de succès de ce que je fais. Étant entendu je conçoit la notion de succès non pas comme ma réussite personnelle ou celle d’un modèle. Mais beaucoup plus dans une logique de générosité : est-ce que ce que j’ai fait a créé de la valeur ajoutée ? Est-ce que j’ai fait est juste et utile ? Bref, je me demande ce que le digital peut apporter à la vraie vie des gens. La vraie vie des gens car les internautes, les intranautes, les vidéonautes, n’existent pas ! Ce qui existe ce sont de vraies histoires, de vraies envies, de vraies habitudes, de vraies angoisses, de vrais problèmes, des besoins spécifiques etc. Des vrais gens qui ne mutent pas à l’usage d’un ordinateur, d’une tablette ou d’un smartphone.

 

L’utile & L’agréable

Je n’ai jamais été à l’aise avec le parti-pri de trop en faire. Je ne crois pas qu’il faille réaliser beaucoup et encore plus pour qu’il en reste au moins quelque chose. Dans cette perspective de faire juste et durable, la meilleure des attitudes est l’humilité et la perspicacité. Je crois à la logique de faire ‘utile’ : au bon endroit, au bon moment, à la bonne personne et avec le bon contenu pour être efficace.  Ou en d’autres termes, il faut être au bon endroit pour être vu/lu au bon moment par la bonne personne.

 

Le fond & La forme

La vraie performance des marques n’est plus le temps d’exposition, ni le nombre de pages vues, ni même le nombre de clics. Elle prend ses racines dans le fond pour s’épanouir dans la forme. La performance réside dans l’attention générée et recouvre tout ce qui créer des connections et interactions entre l’écosystème digital et “la vraie vie des gens”. Créer de l’attention et la conserver est un challenge majeur qui se gagne sur le terrain de la pertinence et de l’engagement.

 

L’art & La manière

Après le web1, web2 et websquarred. Je crois au digital utile et bon pour les gens, peut importe son appellation. Et d’ailleurs je suis plutôt anti-appellation à dessein commercial. Donc non au web 3, 4, … Bref au pré-établi, à la case ou à l’étiquette. Et le digital c’est de l’expérimentation en permanence. Bien malin celui qui saura dire à quelle étape il en est. Là aussi l’humilité est de rigueur.

Dans cette logique professionnelle du digital utile et bon pour les gens, ce qui me plait c’est cette approche “Design Thinking”  qui part d’un besoin concret d’un individu et qui construit sa réflexion en mixant ce qui me semble essentiel pour réussir sur le digital :

  • L’analyse : pour avoir une prise de recul et une mesure de la performance (statistique et indicateurs marketing)
  • L’émotion : car c’est ce qui intuitivement nous motive, nous repousse ou nous convainc.
  • L’ergonomie : pour être « utile », « utilisable », « utilisé », « trouvable » et « accessible ».
  • La technologie : pour être performant et rapide,

 

Finalement j’aime mon métier quand il consiste à concevoir et réaliser pour de vrais gens, des projets désirables, crédibles, agréables et efficaces.